L’émotion avant l’effet
Une scène peut être brillante, drôle ou spectaculaire. Elle doit d’abord rester reliée à une vérité humaine que le public puisse ressentir.
Démarche artistique
Entre une émotion vécue et une émotion partagée, il faut une histoire, une forme — puis quelqu’un qui accepte de s’en emparer.
L’intention
J’écris à partir de ce qui résiste : une mémoire qui ne s’efface pas, une relation qui ne trouve pas les mots, une injustice devenue presque ordinaire, un personnage qui se débat entre ce qu’il montre et ce qu’il ressent.
Je ne cherche pas à livrer une morale prête à l’emploi. Je cherche une situation, des voix et un mouvement capables de faire rire, d’émouvoir ou de déplacer légèrement le regard. Le sens naît ensuite de la rencontre entre le texte, ceux qui l’incarnent et ceux qui le reçoivent.
C’est pour cela que je me définis comme un passeur d’émotions : l’œuvre ne s’arrête pas à l’auteur. Elle devient réellement vivante lorsqu’elle traverse quelqu’un d’autre.
Quatre lignes de force
Une scène peut être brillante, drôle ou spectaculaire. Elle doit d’abord rester reliée à une vérité humaine que le public puisse ressentir.
Dans mes comédies sociales, l’humour ne détourne pas du fond. Il crée l’espace où les contradictions, les rapports de pouvoir et les blessures deviennent regardables.
Mes convictions traversent les personnages et les situations, sans transformer la scène en tribune. Je préfère la complexité d’une histoire à la certitude d’un slogan.
Je tiens au sens profond des textes, mais je souhaite qu’ils rencontrent l’imaginaire des artistes. Une proposition nouvelle peut révéler ce que l’auteur lui-même n’avait pas vu.
Une œuvre ne m’échappe pas lorsqu’elle est réinterprétée. Elle commence à vivre autrement.
Le second atelier d’écriture
La lecture à voix haute révèle les longueurs, les respirations et les sous-entendus. Le corps d’un comédien montre qu’une intention peut passer autrement que par une phrase. Le silence rappelle parfois qu’il faut supprimer ce que l’on expliquait trop.
La reprise de l’animation des Didascalies en septembre 2026 prolongera ce dialogue permanent entre la page et la scène. L’atelier restera un espace collectif autonome, mais son travail nourrira naturellement ma manière d’écrire, de mettre en scène et d’accompagner les textes.
En savoir plus sur mon parcoursLes formes possibles
Je ne cherche pas à faire entrer chaque texte dans une forme décidée d’avance. Certains réclament un plateau, d’autres une voix, une musique, une caméra ou un mouvement.
Pièces, lectures, formes courtes, adaptations et expérimentations dramaturgiques.
Poèmes mis en musique, chansons, lectures enregistrées et interprétations vocales.
Traduire un récit ou une émotion en espace, en geste et en présence.
Court métrage, création sonore, vidéo, illustration ou objet hybride.
Passer de l’intention au projet
Les propositions inattendues sont précisément celles qui peuvent ouvrir une nouvelle vie au texte.